En tous temps et en tous lieux, les fiançailles étaient ce moment privilégié où, après que les fiancés se soient ou non choisis, les familles se rencontraient pour faire connaissance, fixer le montant de la dot et organiser la cérémonie du mariage. De nos jours, les fiançailles se jouent la plupart du temps à deux.

 

En Grande-Bretagne, comme dans la plupart des pays, ce sont les hommes qui font la demande en mariage. Cependant, les années bissextiles, les femmes peuvent poser la question à leur élu. En cas de refus elles se verront offrir une paire de gants.

Les Russes, particulièrement superstitieux, ne feront pas de demande en mariage les mercredis, les vendredis, le 13 de chaque mois et les jours pairs. Ils éviteront également le mois de mai, le mot ressemblant trop au verbe souffrir.

Au Tibet, les fiançailles sont scellées par l’offre d’une femelle yack à la famille de la jeune fille. Cette coutume s’appelle le « prix du lait ». La jeune fille recevra alors un yaourt, le « yaourt du serment » dont elle jettera quelques gouttes vers le ciel en offrande à Bouddha.

Au Japon, en plus de la bague de fiançailles, les jeunes gens échangent des objets assez insolites, une coquille d’ormeau et un éventail pour le bonheur, des algues comestibles pour la santé et la fertilité, de la bonite, des seiches sèches pour un mariage durable et aussi de l’argent, pour entre autres, l’achat du saké.

Plus tard le fiancé offrira une oie (…). C’est la promesse qu’il prendra toujours soin de son épouse.

En Corée, pays de traditions, les cadeaux de fiançailles sont disposés dans une boîte appelée « hahm ». Les amis du fiancé, vêtus d’un costume traditionnel et le visage noirci, se rendent alors chez la jeune fille en criant et chantant « hahm à vendre ». Comme le
veut la tradition, la famille de la jeune fille sort pour acheter l’hahm. Plus tard le fiancé offrira une oie, symbole de fertilité à ses futurs beaux-parents. C’est la promesse qu’il prendra toujours soin de son épouse.

En Irlande, la légende raconte que Saint Patrick et Sainte Brigitte auraient signé un pacte autorisant les femmes
à demander leur bien- aimé en mariage les 29 février.

En Laponie, le père de la jeune fille donnera son accord après avoir partagé avec le fiancé un certain nombre de bouteilles d’eau-de-vie. La quantité de ce « vin des amants » partagée est censée être proportionnelle à l’étendue de l’amour du jeune homme !

À Madagascar, il est une coutume particulière qui achèvera ce petit voyage. Quand toutes les formalités sont réglées entre les deux familles, le garçon offre un bouquet de fleurs à l’élue de son cœur. À l’intérieur se cache une bague que la jeune fille doit découvrir pour que les fiançailles deviennent officielles.

Anne Fruteau