Le 13 juillet 2018, Titaina et Dimitri, tous deux d’origine wallisienne, se sont unis sur leur terre, auprès de leurs familles et amis, mais aussi en présence de la famille royale de Wallis. Entre nombreuses préparations, organisations et coutumes, découverte d’un mariage pas comme les autres.

Titanesque

C’est le mot qui décrit le mieux les mois de préparations qui ont précédé le mariage de Titaina et Dimitri. Le marié résidant en métropole a rejoint sa promise parce qu’ils ont souhaité se marier chez eux à Wallis et ils n’ont pas oublié leur lien fort avec la Nouvelle-Calédonie.

La mère du marié, Marie-Paule, a été très impliquée dans l’organisation. Elle a coordonné de nombreuses étapes : des invitations en passant par la création des décorations florales, jusqu’au choix des multiples tenues des mariés. « Nous avons apporté beaucoup de choses depuis Nouméa pour la coutume. On a aussi fait venir la famille de là-bas et le photographe jusqu’à Wallis » indique Marie-Paule.

Kava, pour célébrer la coutume

Dimitri étant le fils aîné de la famille, il était capital qu’il y ait un mariage coutumier. Les membres proches des mariés ont donc organisé la traditionnelle cérémonie du kava, qui permet de reconnaître et d’officialiser l’union, une cérémonie très importante dans la culture wallisienne.

Elle s’est déroulée chez le grand-père maternel du marié en présence des officiels de la Chefferie : le Premier ministre du Roi dit « le Kalae Kivalu », des chefs des districts de Hahake et de Mua dits « les Faipule » ainsi que le chef du village de Falaleu dit « le Faua ». « Le “Katoaga” est composé de cochons, nattes et d’ignames ; une grande partie est issue des dons offerts par les familles.

Les dons en natte et cochons sont d’abord partagés aux dignitaires selon leur rang et en premier lieu au roi qui a, selon la coutume, la première part dit “Taumafaga”, ensuite une partie est donnée à la famille de la mariée et le partage s’étend enfin aux membres de la famille du marié qui ont participé et également ceux qui sont présents. Les époux sont vêtus de tenues traditionnelles : ensemble du marié dit “le teu tahi” et la robe de la mariée dit “le savalalo”, leurs cheveux sont imprégnés de santal et leurs visages comportent des motifs dessinés au curcuma.

Mariage religieux

Là encore, la famille a largement contribué à la réussite de cette célébration. Pendant de long mois avant le mariage, les femmes ont fait beaucoup d’artisanat et de préparations, et ont aussi réalisé un énorme travail sur les fleurs, en créant un cœur floral composé entièrement de tiaré (« siale » en wallisien). Pour la cérémonie à l’église, c’est vêtue d’une robe blanche traditionnelle que la mariée a fait son entrée, sous le regard émerveillé de ses proches.

Prestataires

  • Photographe : Sylvain Limousin-Gauchet

Elle

  • Accessoires : Atulau (W&F)
  • Bouquet : Tala Suve et Koleta Foloka (W&F)
  • Soins esthétiques : Beauté essentielle (W&F)
  • Mise en beauté : Beauté essentielle (W&F)
  • Mise en beauté des ongles : Beauté essentielle (W&F)
  • Coiffure : Beauté essentielle (W&F)

Lui

  • Coiffure : Paseka SEO (W&F)
  • Traiteur : Alizée bar restaurant (W&F)
  • Gâteau de mariage : Pâtisserie Ugatai (W&F)
  • Décoration : la foire fouille et Socama
  • Faire- part : Digiprint
  • Voiture de mariée : Haviti location Wallis
  • Vidéo : Sylvain Gauchet- Limousin
  • Logements des invités « non résidents »
    Hôtel Ulukula pour Sylvain Gauchet- Limousin
  • Animation : Vincent Vaisala

Lizzie Carboni – Photos © Sylvain Gauchet- Limousin