Symbole de pureté ? Coutume ou obligation religieuse ? La robe de mariée semble avoir connu de nombreuses couleurs et bien des traditions. Retour sur les origines de la blancheur de cette robe d’un jour.

Si Marie Stuart épouse François II dans une robe blanche, couleur des Ducs de Guise en 1565, il faut attendre le XIXe siècle et le mariage anglais de la Reine Victoria en 1840 pour que le blanc revienne sur le devant de la scène. Sa robe immaculée en satin blanc contraste avec l’uniforme rouge écarlate de son époux, le Prince Albert de Saxe, tout en relançant l’industrie du satin et de la dentelle !

Contrairement aux idées reçues, la robe de mariée blanche n’a pas été imposée par une religion. Son histoire débute dès l’Antiquité. À l’époque de l’Empire romain, les futures épousées portent une longue robe blanche ou écrue ainsi qu’une couronne de fleurs d’oranger, en signe de porte-bonheur. Cette tradition s’arrête au Moyen Âge. L’usage veut que la mariée porte sa plus jolie robe pour l’occasion.

Noir ou rouge sont les couleurs les plus utilisées.

Choix dicté par commodité : la garance avec laquelle les robes sont teintes en rouge est le colorant le plus résistant à l’eau, l’air et la lumière. Le blanc n’est alors que l’apanage des grands, juste pour souligner une bordure de fourrure en hermine.

Par effet de mode, les mariages des familles aisées en Europe adoptent le blanc. Plus par synonyme de richesse que de pureté.

Le blanc évoque encore de nos jours l’éphémère de cette robe, souvent imaginée pendant des mois avant d’être portée une seule journée.

Geneviève du Parc Locmaria